Travailler ensemble dans un même but : du répit pour les proches aidants

En avril, une importante entente a été conclue entre trois organismes des MRC de Mékinac et des Chenaux. L’Association des personnes aidantes de la Vallée-de-la-Batiscan (APAVB), les Aides familiales de Mékinac et le Soutien à domicile des Chenaux ont choisi de mettre leurs expertises en commun pour offrir des programmes de répit à domicile pour les proches aidants, membres de l’APAVB.

Nathalie Lampron, directrice du Soutien à domicile des Chenaux, Josée Gélinas, directrice de l’Association des personnes aidantes de la Vallée-de-la-Batiscan, et Julie Béland, directrice des Aides familiales de Mékinac.

Nathalie Lampron, directrice du Soutien à domicile des Chenaux, Josée Gélinas, directrice de l’Association des personnes aidantes de la Vallée-de-la-Batiscan, et Julie Béland, directrice des Aides familiales de Mékinac.

Règle générale, lorsqu’un organisme de proches aidants offre le répit à domicile, c’est avec des employés spécifiquement engagés pour ce service. Mais ce n’est pas la seule option. « Nous on préfère faire affaire avec les entreprises d’économie sociale en aide à domicile (EÉSAD) du territoire », nous dit Josée Gélinas, directrice de l’Association des personnes aidantes de la Vallée-de-la-Batiscan. Un modèle de collaboration novateur qui est reconnu et qui est d’ailleurs à l’essai chez nous depuis un peu plus d’un an.

Les avantages de cette collaboration sont nombreux. Les Aides familiales de Mékinac et le Soutien à domicile des Chenaux offrent depuis longtemps des services d’aide à domicile permettant à des personnes de rester le plus longtemps possible chez eux. Leur force de travail et la connaissance de leur clientèle est un atout certain.

« Pour les proches aidants, la première porte d’entrée (vers les services disponibles) est le ménage », confirme Mme Gélinas. En effet, les personnes aidantes attendent trop souvent d’être au bord de l’épuisement avant de demander une aide extérieure. Encore plus lorsqu’il est question de laisser la personne aidée aux soins de quelqu’un d’autres. Il est moins impliquant et plus facile de laisser à d’autres les activités domestiques. C’est un premier pas.

Désormais, une grande partie des préposées sont formées et qualifiées afin qu’elles puissent bonifier leurs services et offrir, en plus du ménage, l’assistance dans les activités de vie quotidienne (ce qui concerne les soins de la personne), ainsi que le répit. « Ça donne une plus grande sécurité à la personne, parce que c’est souvent la même personne qui fait le ménage et le répit », nous dit Julie Béland, directrice des Aides familiales de Mékinac.

Pour développer un service de répit à domicile, la confiance entre les clients (les personnes aidées et leurs familles) et les employées est la base. « J’ai des préposées qui ne faisaient que du ménage, mais ce sont portés naturellement vers le répit et les AVQ, parce qu’elles ont développé de la complicité avec les personnes», raconte Nathalie Lampron, directrice du Soutien à domicile des Chenaux.

C’est un élargissement des services qui va de soi dans le sens du maintien à domicile. Les préposées deviennent très utiles en prévention, aptes à détecter les besoins et à diriger les personnes vers les services de l’Association des aidants naturels. Travailler ainsi ensemble permet de multiplier les accès aux services. « Chacun fait ce qu’il fait le mieux », résume Mme Lampron.

L’entente entre les trois organismes permet d’offrir trois programmes de répit. « Détente entre bonnes mains », un projet financé pour un an par la Fondation de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, permet d’offrir 1 500 heures de répit gratuitement. De plus, l’Appui Mauricie finance deux autres programmes pour les aidants d’aînés, pour une durée de trois ans : « Prendre soin de moi » offre 1 200 heures de répit par année, pour seulement 3$ de l’heure à débourser pour les bénéficiaires, et le programme de « Répit accessoire » permet aux aidants d’avoir du répit gratuitement (200 heures par année disponibles) afin de participer aux activités de formation ou d’information de l’Association des personnes aidantes.