SADC de la Vallée de la Batiscan, fière partenaire d’Ébénisterie Alain Rhéaume

Voici un fait peu connu : la Municipalité de Grandes-Piles abrite l’un des plus importants fabricants de canots de cèdre au monde. Depuis 1986, l’Ébénisterie Alain Rhéaume fabrique des canots qui sont vendus au Canada sous la marque Langford Canoes, et aux États-Unis sous la marque American Traders. Cependant, leurs produits sont à peu près absents sur le marché québécois.

M. Alain Gallant, associé et directeur de production à l’Ébénisterie Alain Rhéaume.

M. Alain Gallant, associé et directeur de production à l’Ébénisterie Alain Rhéaume.

Au milieu des années 70, l’Ébéniste Alain Rhéaume se lança en affaires dans la fabrication de meubles. C’est un peu plus tard, dans les années 80, qu’il délaissera complètement la fabrication de meubles pour se consacrer entièrement à la fabrication de canots afin de pouvoir répondre à la demande.

Actuellement, l’entreprise peut produire entre 300 et 400 canots de cèdre par année, en plus des pièces (bancs, barres, jougs), ce qui en fait un des plus importants fabricants dans ce secteur. L’Ébénisterie Alain Rhéaume offre maintenant plus de vingt modèles de canots de cèdre issus d’un concept de fabrication artisanal et ancestral qui allient l’expérience et le savoir-faire des employés.

Monsieur Alain Gallant, directeur de production et associé de Monsieur Rhéaume, raconte que lorsqu’il a commencé il y a 20 ans ; « On fabriquait un canot par semaine, mais avec le temps et l’expérience, on en est arrivé à faire au moins un canot par jour ».

Canots-Rhéaume-SADC_004Parallèlement à la production de canots de cèdre, Monsieur Rhéaume s’oriente progressivement dans la fabrication des canots en fibre de verre. La forte concurrence et un marché en pleine évolution l’amène finalement à innover et développer sa propre expertise dans le canot de composite.

Ce qui distingue les canots en composite des canots en fibre de verre, outre leur qualité supérieure, c’est la technique de fabrication. Alors que les traditionnels canots en fibre de verre sont conçus en appliquant des couches de résine sur la toile de fibre, on utilise plutôt la technique de l’infusion. La résine est introduite dans un moule où la toile est disposée et la mise sous vide permet de faire pénétrer la résine dans le matériau. Ce procédé permet d’utiliser moins de résine et, en employant notamment le kevlar ou le carbone comme fibre, on obtient des canots très solides et jusqu’à deux fois plus légers que les canots en fibre de verre que l’on connaît.

Ce volet de l’entreprise est actuellement en plein développement et des investissements d’environ 120 000 $ ont été faits récemment. Un bâtiment de l’entreprise qui était utilisé comme entrepôt a été aménagé pour y installer la production de canots en composite. L’Ébénisterie prévoit également offrir une plus grande diversité de modèles d’ici peu.

« Dans le composite, on fabrique actuellement 200 canots par année, mais nous avons une capacité de 600 », nous confirme Monsieur Gallant. Il ne cache pas que l’entreprise se propose d’augmenter cette capacité pour conquérir de nouveaux marchés, notamment celui du Québec, même si ce n’est pas pour demain matin. « Dans un avenir rapproché, on devrait doubler le nombre d’employés ». Actuellement, près d’une dizaine d’employés travaillent dans l’entreprise à la fabrication des divers types de canots.

Un partenaire d’avenir

Dans cette nouvelle phase de développement d’Ébénisterie Alain Rhéaume, la Société d’aide au développement des collectivités (SADC) de la Vallée de la Batiscan a été un partenaire de premier plan. En participant et en soutenant le financement du projet de l’entreprise, l’organisme s’est impliqué dans son succès.

Aux dires de Monsieur Gallant, lui et Monsieur Rhéaume sont deux grands travaillants qui n’hésitent pas à mettre le temps qu’il faut pour atteindre leurs objectifs, même s’ils doivent naviguer dans des eaux qu’ils connaissent moins. Avec la SADC, ils ont découvert des gens prêts à unir leur force avec eux pour la réussite de leur entreprise. « Ils sont là pour nous aider avec notre produit et nous permettre de s’entourer des bonnes personnes ». Pour Monsieur Gallant, il ne fait aucun doute que l’entreprise va continuer à s’épanouir avec la SADC.