La « maison à cadran » de Saint-Prosper-de-Champlain

On la remarque, elle fait jaser. La « maison à cadran » de Saint-Prosper-de-Champlain suscite plusieurs questions.

Pourquoi cette maison est-elle décorée d’une horloge? Qui l’a fabriquée?

C’est Augustin Massicotte qui construisit cette maison en 1820. Fils aîné d’Augustin Massicotte et de Marguerite Belletête, Augustin Massicotte vit le jour à Sainte-Geneviève-de-Batiscan vers 1796. Par la suite, la famille s’installa à Saint-Prosper.

maisonacadran_sept2015Âgé de seulement 16 ans lors de la guerre anglo-américaine de 1812, Augustin s’enrôla dans le 4e Bataillon de la milice du Bas-Canada. À son retour de l’armée, il eut le rang de capitaine, puis major de milice. Familier et habile avec les secrets de l’industrie horlogère, il répara aisément les montres, les horloges ou les pendules que les citoyens lui apportèrent. Plus tard, il construisit sa  maison de pierres et décida de la décorer avec un cadran splendide qui sera autant une publicité qu’une décoration.

On sait aussi qu’il fut juge de paix (vers 1852) et premier maire de Saint-Prosper (1855-1864). Outre ces occupations, il semble s’être particulièrement dévoué pour sa paroisse.

D’abord, c’est au second étage de sa maison que furent chantées les premières messes à Saint-Prosper. C’est lui-même qui conçut et dessina les plans de l’église actuelle et qui écrivit à Québec afin d’inciter l’usine de

Sainte-Anne à prêter l’argent nécessaire à sa construction.

En 1849, il rencontra l’évêque de Québec pour lui montrer la généreuse liste de augustinold_sept2015souscriptions des colons de Saint-Prosper afin de l’inciter à envoyer un curé. Celui-ci, touché par leur générosité, répondit comme suit à la demande qu’ils lui faisaient de leur donner un curé : «Je me rends de grand coeur à votre demande et votre paroisse portera le nom de Saint-Prosper à cause de votre prospérité ».

Augustin Massicotte est considéré comme le fondateur de Saint-Prosper.