Les ateliers de l’Apevah: un service de proximité à maintenir

La ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse et à la Santé publique, Mme Lucie Charlebois, était de passage chez nous pour rencontrer les gens de l’Apevah et des Ateliers d’intégration à l’école secondaire Le Tremplin.

Devant : M. Pierre Michel Auger, député de Champlain, Mme Manon Germain, coordonnatrice de l’Apevah, Mme Lucie Charlebois, ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse et à la Santé publique, Mme Sylvie Turcotte, présidente de l’Apevah, Mme Marie Hamel, directrice du Centre d’éducation aux adultes de la commission scolaire Chemin-du-Roy, et Mme Lyne Girard, du CIUSSS. Derrière : M. Jean-Pierre Bordeleau, directeur de l’école secondaire le Tremplin, et M. Martin Beaumont, directeur général du CIUSSS.

Devant : M. Pierre Michel Auger, député de Champlain, Mme Manon Germain, coordonnatrice de l’Apevah, Mme Lucie Charlebois, ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse et à la Santé publique, Mme Sylvie Turcotte, présidente de l’Apevah, Mme Marie Hamel, directrice du Centre d’éducation aux adultes de la commission scolaire Chemin-du-Roy, et Mme Lyne Girard, du CIUSSS. Derrière : M. Jean-Pierre Bordeleau, directeur de l’école secondaire le Tremplin, et M. Martin Beaumont, directeur général du CIUSSS.

Ça fait déjà quelques années que l’Association des personnes vivant avec un handicap (Apevah) des Chenaux, en partenariat avec la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, soutient les ateliers d’intégration, destinés aux personnes handicapées de plus de 21 ans. À cet âge, les personnes ne peuvent plus rester sur les bancs de l’école et doivent revenir vivre à la maison, avec tout ce que cela implique de disponibilité, de travail et d’organisation pour les parents.

Des organismes et des maisons pour accueillir ces personnes existent, mais sont davantage dans les grands centres. Chez nous la situation est particulière. « La structure et nos services sont particuliers », nous explique Manon Germain, coordonnatrice de l’Apevah des Chenaux. «Nos services sont pour tous les types de déficiences, parce qu’en milieu rural, on ne peut pas être aussi spécialisé ». Il y a également des personnes qui sont seules et l’on sait que ce sont généralement les parents qui demandent des services pour leur enfant. Sans les ateliers qui leur permettent de socialiser, bien des personnes tomberaient dans l’isolement.

On sait que nos personnes handicapées sont en sécurité », nous dit la présidente de l’Apevah Sylvie Turcotte, qui est et mère d’un enfant autiste de trente ans. « Pour ma part, ça fait 4 ans qu’on est avec l’Apevah. En ville, il (son fils) avait fait le tour. On a appelé l’Apevah et ils l’ont pris du jour au lendemain ». Une réponse rapide car il y a toujours de la place aux ateliers. C’est un service exceptionnel et pour ainsi dire gratuit, car il suffit d’être membre de l’organisme, au coût de 25$ par année, pour pouvoir s’inscrire aux ateliers.

C’est ce portrait que l’on présentait à la ministre, en présence du député de Champlain et des autres partenaires de la Commission scolaire et du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS). Celui d’un service de proximité dont la structure est peu coûteuse pour le gouvernement. Les locaux sont fournis par l’école et une des deux intervenantes est payée par le Centre d’éducation aux adultes, en plus des bénévoles qui donnent de leur temps pour différentes activités. Mais tout de même un service qui mériterait d’être soutenu financièrement bien davantage.

« On voit que ceux qui sont sur le terrain, ce sont des gens de passion. C’est exemplaire », nous disait Mme Lucie Charlebois. « Rien de tel qu’être sur place pour voir ce qui se passe », renchérissait le député Pierre Michel Auger, très heureux de la rencontre. Il est trop tôt pour savoir ce qui en ressortira concrètement, mais Mme Manon Germain s’est dit très satisfaite de l’écoute de la ministre. « Ça nous donne de l’énergie. Elle reconnaît nos besoins et tout le monde a démontré beaucoup d’intérêt pour nos projets », nous dit-elle.