La maison du notaire de Sainte-Geneviève-de-Batiscan

Tout le monde la remarque, c’est quasi impossible de passer devant sans ralentir pour l’admirer. Ses détails architecturaux, ses couleurs et son authenticité sont inaccoutumés. Qui a bien pu construire une maison aussi particulière au 19e siècle?

MaisonNotaire-Ste-GenevièveOn l’appelle la maison du notaire, et ce n’est pas pour rien! C’est le notaire David-Tancrède Trudel qui l’a bâtie, vers 1893. Né à Sainte-Geneviève-de-Batiscan le 19 juillet 1846, David-Tancrède Trudel était fils de Robert et de Marie Anne Duguay. Il fut reçu notaire en date du 15 septembre 1874, date à laquelle il épousa Marie Flore Guillet, à Sainte-Geneviève-de-Batiscan. Il est décédé le 21 mai 1918 à Sainte-Geneviève-de-Batiscan.

Après son décès, son étude est continuée par le notaire A.-J.-Ovila Bergeron, époux de Rachel, fille du notaire Tancrède. Celui-ci tient son bureau dans l’annexe attachée à la maison. Pendant un moment, la succession utilise la maison comme maison de vacances. Par la suite, elle est inhabitée pendant une vingtaine d’années et pratiquement laissée à l’abandon à cause de droits de succession complexes. Durant cette période, elle suscite la curiosité des Genevièvois. On prétend qu’elle contient des trésors…

Acquise en 1979, la maison est rénovée en conservant scrupuleusement son cachet d’origine. Entre 1995 et 1997, elle devient une résidence pour personnes retraitées. De 1997 à 2001, elle redevient une résidence privée. Enfin, depuis 2001, la maison est un gîte reconnu qui met en valeur les richesses de la maison.

Sacré-Coeur-SGDBLa maison possède une voûte dont la porte a été peinte par Joseph-A. L’Heureux, artiste-peintre, photographe et industriel de Sainte-Geneviève (1870-1931). De plus, le monument du Sacré-Coeur dans les jardins de l’église est un legs testamentaire du notaire Tancrède. Rachel, fille du notaire et épouse du notaire Bergeron, aurait défrayé le coût de la décoration de l’église par Guido Nincheri, en 1960. Il y a peint des fresques avec la technique du trompe-l’oeil.

 

Par Marie-Pier Lemaire
Agente de développement culturel à la MRC des Chenaux