La cuisine au cœur de la solidarité

Les participantes au projet « Comedores Populares Peru » ont organisé un souper de Noël à saveur péruvienne, le 26 novembre dernier. Au menu : Soupe de quinoa, Papa Rellena (des pommes de terre farcies, salade d’oignons citronnée et, pour dessert, le churos, sorte de beignet farcie. Ce fût une occasion pour ces femmes de partager une petite partie de l’expérience extraordinaire qu’elles ont vécu au Pérou, en octobre dernier.

Les participantes et les femmes qui les ont accueillies entourent le directeur de la banque alimentaire de Lima, Aldo Renato Medina Samame.

Les participantes et les femmes qui les ont accueillies entourent le directeur de la banque alimentaire de Lima, Aldo Renato Medina Samame.

Ce sont sept femmes membres des cuisines collectives du Fonds communautaire des Chenaux (FCDC) qui ont fait ce voyage de deux semaines dans le pays fondateur du mouvement des cuisines collectives. C’est une expérience profonde et intense qu’elles ont vécu durant ces deux semaines.

« C’est un peuple très chaleureux », nous dit d’entrée de jeu Linda Letendre. Elles ont en effet été très bien reçues par les femmes d’un groupe de cuisines collectives, un groupe parmi les milliers qui existent dans la ville de Lima. Là-bas, ces groupes de femmes ne font pas que cuisiner pour améliorer leur quotidien, mais bien celui de nombreuses familles de leur quartier. Elles cuisinent cinq jours par semaine et les gens leur achètent les repas pour environ un dollar.

Elles ne font pas que cuisiner et s’impliquent de différentes façons pour améliorer la vie des femmes du pays. Par exemple, elles se rendent dans les quartiers pauvres, les bidonvilles, pour y planter des arbres, afin qu’il y ait des endroits où l’on ne peut plus construire. Mais c’est aussi pour responsabiliser les femmes, en leur donnant un arbre auquel prendre soin. Plus tard, elles y retourneront pour aménager des jardins autour de l’arbre et apprendre aux femmes à semer et récolter des légumes qu’elles pourront vendre. « Elles essaient de rendre les femmes autonomes », nous explique Guylaine Tessier, une des participantes.

Au moment de leur séjour au Pérou, c’était la Marche mondiale des femmes et les participantes ont eu l’opportunité de marcher et militer au côté de milliers de femmes péruviennes. « C’était assez intense. Les femmes militaient contre la violence faites aux femmes, pour l’avortement, pour la terre », raconte Linda Letendre.

Marchant avec leur drapeau canadien, elles ont attiré l’attention, notamment celle des médias puisqu’elles portaient les couleurs du pays initiateur de la Marche mondiale.

Un voyage fort inspirant qui aura remis en perspective des valeurs comme l’entraide et donner le goût aux participantes de poursuivre cette grande chaîne humaine de solidarité.

Au retour de la Marche mondiale des femmes, elles ont été reçues à la maison-mère du mouvement de femmes CONAMOVIDI (COnfederacion NAcional de Mujeres Organizadas or la VIda y el Desarollo Integral).

Au retour de la Marche mondiale des femmes, elles ont été reçues à la maison-mère du mouvement de femmes CONAMOVIDI (COnfederacion NAcional de Mujeres Organizadas or la VIda y el Desarollo Integral).