Composer avec les conséquences du réchauffement

La SADC (Société d’aide au développement des collectivités) de la Vallée de la Batiscan organisait il y quelques jours une journée « conférences » où il nous a été entre autres permis d’entendre Isabelle Charron qui œuvre au sein d’Ouranos. Celle-ci est venue parler des changements climatiques à venir, leurs impacts ainsi que l’adaptation dont nous aurons à faire preuve.

Isabelle Charron qui œuvre au sein d’Ouranos est ici en compagnie de Sabrina Cholette, conseillère en développement durable à la SADC de la Vallée de la Batiscan.

Isabelle Charron qui œuvre au sein d’Ouranos est ici en compagnie de Sabrina Cholette, conseillère en développement durable à la SADC de la Vallée de la Batiscan.

C’était vraiment une initiative qui a plu à la vingtaine de personne qui y participait (élus et décideurs) mais qui a aussi inquiété parce qu’il fallait réaliser que nous n’avons pas fini de devoir composer avec les conséquences du réchauffement de notre planète.

Ouranos, c’est un réseau de pas moins de 450 chercheurs qui ne cesse de questionner les effets dudit réchauffement partout au monde et chez nous.

Surprise : les variations de températures ne seront pas les mêmes d’une région à l’autre. Mais ce qu’on prévoit globale- ment, c’est qu’en 2100, la moyenne de la température du globe pourrait être de 7 degrés de plus au cours de nos étés et de 8 degrés de plus au cours de nos hivers.

C’est loin, 2100 ? En fait, d’ores et déjà, les « ravages » se font sentir…

Isabelle Charron indique que tous les chiffres actuels et futurs sont proprement alarmants et entraînent pour très bientôt par exemple davantage de précipitations, la diminution de l’enneigement, l’augmentation de phases gel-dégel, etc.

En fait, les extrêmes climatiques vont se multiplier.

Il faudra à la fois créer paradoxalement davantage de réseaux d’irrigation et d’écoulement de l’eau; lutter bien plus fort que maintenant contre les menaces d’érosion; adapter nos édifices; protéger notre eau potable (par exemple, contre la contamination des engrais, insecticides, bactéries); solidifier ponceaux et routes, etc.

Les changements climatiques, le réchauffement de la planète ? Mais encore ? Cela a également pour conséquences de voir arriver dans nos contrées de nouveaux insectes et la prolifération de ceux qu’on a déjà!

Est-il besoin de dire que nos écosystèmes sont menacés ? Il n’y a pas que l’agriculture qui doit composer avec cela mais également, entre autres, le tourisme et les loisirs.

Quand on parle santé, on note entre autres les vagues de chaleur si inconfortables et la multiplication des pollens allergènes.

Isabelle Charron a également évoqué les problèmes que cause déjà un insecte, la tique, qui propage la maladie de lyme (qui peut mener à la paralysie). La tique loge dans la souris à patte blanche que nous n’avions pas chez nous auparavant mais que le réchauffement a vu arriver. Elle colle ensuite à notre peau; il faut savoir l’identifier, la déloger.

Capacité d’adaptation

En fait, les capacités d’adaptation de nos sociétés seront de plus en plus sollicitées et vont exiger une cohérence de tous les instants entre les intervenants de tous les milieux : municipaux, scolaire, santé, sécurité, etc. Il faut établir des politiques; se donner des normes; indiquer des outils.

Déjà, nous nous demandons souvent comment nous « composerons » avec nombre d’imprévus qui nous pendent au bout du nez (pour user d’une expression familière).

Le savoir, l’information priment dans tous les cas. C’est un sujet d’intérêt majeur. Ne manquons pas d’ouvrir les yeux et les oreilles!