« Engagez-vous pour le communautaire »

Le milieu communautaire en grève pour un meilleur financement

À partir d’aujourd’hui et pour les 2 jours à venir, les organismes communautaires du Centre-du-Québec et de la Mauricie tiendront diverses actions de mobilisation afin de revendiquer une augmentation de leur financement.

caravane-noirceur-depart

Vêtus de noir et armés de tracts et pancartes, les travailleurs, travailleuses, ainsi que des bénévoles oeuvrant dans le milieu communautaire de la MRC des Chenaux, font le tour de la MRC pour porter leurs revendications.

Sous la bannière Engagez-vous pour le communautaire, en même temps que des groupes de partout au Québec, des organismes fermeront leurs portes, interrompront leurs services pour manifester leur ras-le-bol face au sous-financement qui affecte leur capacité à répondre aux besoins grandissants de la population.

Chez nous, le milieu s’est mobilisé et a quitter l’Immeuble multiservice des Chenaux ce matin pour prendre le départ dans la « Caravane de la noirceur ». Les travailleurs et bénévoles du communautaires, tous vêtus de noir ont pris l’autobus pour visiter toutes les municipalités de la MRC et porter leurs revendications:

  1. Le rehaussement significatif du financement des 4000 organismes communautaires autonomes.
  2. La reconnaissance de l’action communautaire autonome comme moteur de progrès social.
  3. Le respect de l’autonomie des groupes.
  4. Un réinvestissement majeur dans les services publics et les programmes sociaux.

Plus que jamais, les organismes de la région sont sollicités pour offrir des services et accompagner des citoyens vivant avec des problématiques variées. Les groupes communautaires doivent faire face à une croissance importante de leur clientèle sans que leur financement ne soit ajusté en conséquence. « À un moment donné, il y a des limites à toujours essayer de faire plus avec moins », affirme François Landry, coordonnateur de la TROC CQM, au nom des groupes communautaires des deux régions mobilisées pour la campagne.

À l’échelle du Québec, la somme requise pour que les organismes communautaires puissent rattraper leur sous-financement est de 475 millions $ par année. « Pour certains, ce montant peut paraître exagéré, mais imaginez ce que ça coûterait si les organismes venaient à fermer. Qui s’occuperait des besoins de la population vulnérable et démunie?», questionne-t-il.