Donner comme on a reçu

entete-jspaDiane Lafrenière est proche aidante.

Elle s’occupe, presque quotidiennement, de son père qui habite en résidence à Shawinigan. À 94 ans, bien qu’il soit tout de même en santé, il a besoin de soins, d’aide.

jspa-diane-l1« Il a besoin de quelqu’un qui peut s’occuper de ses choses journalières et qui peut aussi s’occuper de ses choses qui sortent un peu de l’ordinaire », explique Diane.

Étant l’aînée de la famille, elle est naturellement devenue aidante de ses parents quand ceux-ci ont commencé à requérir plus d’attention et de soins. « J’étais la personne la plus libre ». Mais bien sûr, son frère et sa sœur sont aussi très présents auprès de leur père, tout comme le conjoint de Diane.

« Moi je pense que c’est important que les gens se sentent soutenus, aimés. Qu’on les accompagne tout au long de leurs journées, dans toutes leurs démarches ». Avec la perte graduelle d’autonomie, toutes les tâches quotidiennes deviennent moins aisées pour les personnes et elles nécessitent qu’on les accompagne.

« Sur semaine on va souvent chercher papa, il vient avec nous à la maison. Je partage la tâche avec mon frère et ma sœur. Il a besoin des fois de magasinage, d’aller à la banque ou sortir au restaurant ».

Mais au-delà des choses bien terre à terre, c’est aussi pour répondre aux besoins affectifs et sociaux de la personne aidée, comme l’explique simplement Mme Lafrenière : « Des fois c’est pour des visites médicales, mais des fois c’est pour dire t’es beau, t’es fin, t’es capable ».

Elle qui a toujours été très proche de son père, ne voit pas cet engagement comme un fardeau. « Je suis devenu proche aidante avec plaisir. C’est agréable… C’est demandant mais agréable ».

« Je considère que j’ai beaucoup reçu, alors c’est important pour moi de beaucoup remettre, de beaucoup donner aussi ».

jspa-diane-l2Être proche aidante pour elle, c’est tout simplement de répondre aux demandes de son père. « Je veux qu’il soit heureux, qu’il soit bien… Et que nous aussi on soit heureux » ajoute-t-elle.

Car malgré tout, elle ne s’oublie pas dans tout ça et elle a pris les moyens pour rendre la tâche moins difficile. « Je suis allé chercher de l’aide, parce que je trouvais que ça devenait lourd pour nous autres ».

Que ce soit avec le centre de santé, les médecins ou l’organisme Proches Aidants des Chenaux, elle a trouvé une grande collaboration.

« Avec Proches Aidants, l’aide que j’ai reçu, c’est des suggestions, des gens qui m’ont donné des adresses, des numéros de téléphone… savoir où on peut s’adresser ». Là comme avec son père, on peut dire qu’elle a eu envie de redonner, puisqu’elle s’implique désormais dans l’organisme qui lui a offert son aide.

Pour Diane Lafrenière, le soutien aux proches aidants est très important. Utiliser les services qui sont offerts par les différentes ressources permet de conserver son énergie pour la personne aidée et pour soi. « Mais premièrement, il faut se reconnaître comme quoi on est proche aidant », dit-elle. « Ça c’est important. Des fois on aide parce que c’est papa, parce que c’est maman, mais on ne sait pas… Il y a différentes façons d’aider ».

 

Il est désormais possible de voir et entendre l’entrevue avec Diane Lafrenière ici.

 

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