Tout un art

Étienne Therrien a décidé de vivre de sa passion. Soudeur de métier, il vient tout juste de lancer son entreprise à Notre-Dame-du-Mont-Carmel. Son domaine : la coutellerie.

STA-Etienne-TherrienIl le faisait déjà pour son propre plaisir, se formant en autodidacte. « Les couteaux ne sont jamais pareils, chacun est différent. C’est un art ».

Un art en effet qu’il maîtrise maintenant assez pour lancer son entreprise, Lamanchure, qui offre des couteaux de cuisine haut de gamme, de fabrication artisanale, avec aiguisage japonais. « C’est l’angle d’aiguisage qui est plus refermé, qui donne un tranchant plus coupant », explique-t-il.

Il est probablement le seul au Québec dans sa spécialité. En fait, il y aurait à peu près une quinzaine d’entreprises québécoises de coutellerie et elles sont principalement dans les couteaux de chasse.

Il se concentre actuellement sur trois ou quatre modèles de couteaux qu’on peut voir sur sa boutique en ligne, lamanchure.com. Il les dessine d’abord avant de faire tailler sa plaque d’acier et de les travailler dans son atelier, chez lui. Pour le manche, il utilise différentes essences de bois (érable, noyer, orme ou autre) qui donne un fini rustique aux pièces.

On remarque que tous ces couteaux ont trois trous dans la lame. Il explique que, bien plus qu’une marque de commerce, c’est sa façon de balancer le couteau pour en faire un outil de travail agréable. Il diminue ainsi le poids de la lame, plutôt que de devoir en ajouter dans le manche.

Bien entendu, la clientèle qu’il vise est avant tout le milieu de la restauration ou les cuisiniers amateurs d’un certain niveau, mais Étienne estime que son produit a des chances de se tailler une place. Les couteaux japonais sont très populaires, mais aussi très coûteux.

Ça fait à peine un mois qu’il est lancé et il a déjà presque tout écoulé ses premiers couteaux. Il est seul dans cette entreprise et peut actuellement sortir une douzaine de pièces par semaine. Pour l’instant, il doit établir son nom et faire connaître son produit, en participant par exemple à des salons de métiers d’art, mais surtout des évènements en restauration.

Il n’aurait pu se lancer dans cette entreprise si ce n’avait été de sa participation au programme de Soutien au travail autonome (STA). On l’a dit, la coutellerie est un art et il aurait été impensable pour lui de sortir autant de couteaux en étant à temps partiel. « Ça me donne une sécurité, puis tranquillement je vais pouvoir améliorer mon équipement ». Il espère devoir éventuellement augmenter sa production.

 

Étienne Therrien
Lamanchure, coutelier québécois
819 840-7435

 

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