C’est naturel!

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On peut dire que Rita Juneau est ce que l’on appelle un « Soutien de famille ». Elle est toujours là pour ses proches.

Rita-Juneau« J’aide ma mère et j’aide aussi ma belle-sœur ». Toutes les deux sont en institutions à cause de leurs problèmes de santé.

Lucielle Godin, la mère de Rita habite désormais en résidence à Saint-Maurice.

« Je m’organise pour aller la voir au moins une fois par semaine. À la résidence, s’il y a quelque chose, c’est moi qu’ils appellent ». Pour sa mère, Rita se charge de tout : prendre ses rendez-vous, remplir les différents papiers gouvernementaux ou autres, s’occuper de ses médicaments. Bref, tout ce qui n’est pas pris en charge par le personnel de la résidence.

Ça fait seulement quelques années qu’elle est en résidence. Il n’y a pas si longtemps, elle habitait dans sa maison de Sainte-Anne-de-la-Pérade. Alors, c’était Rita qui lui apportait de quoi manger et, comme Lucille n’avait pas de voiture, elle était aussi son chauffeur.

À l’époque, c’est elle qui habitait le plus près. Aujourd’hui, c’est toujours elle qui s’occupe davantage de sa mère puisque ses frère et sœur sont toujours en emploi alors qu’elle est retraitée depuis quelques années. Mais elle peut toujours compter sur eux et ils s’organisent ensemble pour que Lucille soit heureuse et ait de la visite souvent.

Lucille Godin, la mère de Rita Juneau.

Lucille Godin, la mère de Rita Juneau.

« Ce n’est pas un sacrifice, c’est facile ». D’ailleurs, Lucille le mérite amplement, elle qui est devenu veuve en 1963, avec cinq jeunes enfants à s’occuper. Elle s’est toujours arrangée pour que sa famille ne manque de rien. « Mais ma mère a tellement aidé les autres aussi, que ça lui revient ».

Comme on le mentionnait, Rita est également présente pour sa belle-sœur que les problèmes de santé ont forcé à devoir quitter son appartement pour être en institution. Elle a été un temps à Sainte-Anne-de-la-Pérade et cela demandait davantage à Rita et son mari, Gaétan Perreault. Mais désormais, elle est à Trois-Rivières et la gestion de ses affaires est passée dans les mains de l’autre sœur de M. Perreault. C’est moins impliquant, mais elle est toujours là pour elle.

« Dans le fond, je suis une petite aidante naturelle », dit Rita. « Pour avoir vu dans d’autres Bulletins (des Chenaux) les personnes que tu as interrogées… Ce n’est pas la même chose. »

Mais je lui réponds qu’il n’y a pas de petits aidants. Ce n’est pas tout le monde qui peut compter sur l’aide d’un proche. Peu importent la nature et l’importance des tâches à faire pour apporter du soutien et de l’aide à une personne qui en a besoin, il en résulte une amélioration de la qualité de vie de la personne aidée.

Et c’est l’objectif. Et c’est admirable. Même lorsque cela semble naturel.

En y repensant bien, Rita se souvient également de son oncle, le plus jeune frère de sa mère, qui était atteint de sclérose en plaque. Alors qu’il habitait avec eux, elle s’occupait souvent de lui.

Puis elle se rappelle aussi qu’au décès de son père, toute la famille s’était mobilisée pour soutenir sa mère. « On a reçu beaucoup des oncles et des tantes. Pour nous c’est naturel de donner, de s’entraider. C’est l’éducation qu’on a eu ».

Il y a toutes sortes d’aidants et d’aidantes, autant qu’il y a toutes sortes de personnes aidées. Quelques soient les situations vécues et quelques soient leur implication, ils sont la clé d’une population âgée en santé et heureuse.

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