Parlons entrepreneuriat et français dans les affaires

Depuis 32 ans, la Société Saint-Jean-Baptiste de la Mauricie organise Le français à l’affiche afin de sensibiliser la population et les gens d’affaires à un environnement en français.

Par exemple, on a tenu l’autre jour un événement à Shawinigan afin d’entendre des témoignages. Trois entrepreneurs prospères de la région, Élyse Massé de Mesar; Alain Lemieux d’Epsilia et Mario Vallée de TacTac Espaces profitables, ont fait part de leur expérience en affaires et de l’importance qu’ils accordent à doter leurs entreprises d’un bon environnement français.

Élyse Massé, diplômée en génie mécanique et en communication publique, est responsable du développement des affaires chez Mesar, une entreprise fondée en 1980 à Shawinigan. Madame Massé est une intrapreneure qui développe dans la nouveauté de produits, de clientèles et d’occasions d’affaires.

Elle est convaincue que l’image de marque d’une entreprise passe par la présence d’une langue française de qualité. Elle est aussi membre de plusieurs conseils d’administration comme le Festivoix, la Caisse Desjardins des Trois-Rivières et l’association Manufacturiers Mauricie-Centre-du-Québec.

Pour sa part, Alain Lemieux est président d’Epsilia, une entreprise de technologies de pointe dans l’implantation de solutions de traçabilité. Epsilia est aujourd’hui l’une des plus importantes sociétés technologiques au Canada.

Pour monsieur Lemieux, « les communications avec la clientèle sont un indicateur de la qualité du produit ou du service qu’une entreprise peut offrir. Les standards de qualité doivent s’appliquer autant à l’environnement linguistique qu’à toutes les sphères de l’entreprise ». Alain Lemieux a commencé comme programmeur-analyste dans l’entreprise puis il en a fait l’acquisition en 1988. Il qualifie ses premières années d’entrepreneur comme une vraie université de l’entrepreneuriat. Il est également membre du comité du Fonds de diversification économique du Centre-du-Québec et de la Mauricie et président du Centre de pédiatrie sociale de Trois-Rivières.

Enfin Mario Vallée qui est graphiste de formation est propriétaire de l’entreprise TacTac Espaces profitables offrant des services-conseils en image de marque ainsi que la réalisation de systèmes d’exposition et de présentation. Monsieur Vallée a entrepris sa carrière en tant que travailleur autonome.

En 1988, il a joint l’équipe de l’entreprise Egzakt au poste de directeur artistique, dont il est devenu associé. Il a quitté Egzakt en 2011 pour fonder sa propre entreprise TacTac Espaces profitables.

Monsieur Vallée est quotidiennement préoccupé par le visage français tant pour son entreprise que pour les services offerts à ses clients.

La tenue de cet événement s’inscrivait dans une série d’initiatives mises de l’avant par la SSJB de la Mauricie.

La 32e édition désire poursuivre et élargir sa démarche de sensibilisation en fonction d’une clientèle de futurs entrepreneurs, mais aussi en fonction du champ d’activité ou de programmes entrepreneuriaux offerts à des travailleurs autonomes proposés dans les centres professionnels, les institutions privées et les institutions d’enseignement.

Les futurs travailleurs autonomes inscrits dans différents métiers, les futurs entrepreneurs inscrits en gestion ou service à la clientèle des institutions collégiales et universitaires seront rencontrés afin qu’on leur présente les dispositions de la Charte de la langue française relatives à la langue du travail, du commerce et des affaires.

Une campagne virtuelle intensifiée mettra en évidence les quatre capsules vidéo produites en 2015. Elles traitent de la langue du travail, des relations avec la clientèle, de l’affichage public et du nom d’entreprise. Par différents concours, les entrepreneurs seront invités à les regarder pour y trouver la réponse à une question concours.

Une campagne médiatique, visant la population mauricienne, sera diffusée sur différentes plateformes, papier, numérique et Web. Deux nouvelles capsules seront produites, dont l’une parlera de l’importance du français en Amérique du Nord et l’autre touchera la présence de la langue française dans le monde. Par un concours se rapportant à ces capsules, les Mauriciennes et les Mauriciens prendront conscience de la valeur de leur différence afin de susciter leur fierté de vivre en français.

La SSJB de la Mauricie espère que ces outils seront diffusés auprès des 5 000 futurs entrepreneurs inscrits en démarrage d’entreprise et ce, à travers le Québec. Lors de l’élaboration de leur plan d’affaires ou lors de leur développement d’affaires, ils devront considérer les dispositions de la Charte de la langue française au même titre que la Loi sur les normes du travail.

Ces futurs employeurs ou ces fournisseurs de produits et de services auprès d’une clientèle ou de l’Administration publique ont des responsabilités et des obligations pour faire du français la langue du travail et des communications. Sachons que le français est un atout gagnant et même payant !

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