Quand tout bascule d’un coup

entete-jspaLa vie apporte son lot d’épreuves et parfois elles nous arrivent un peu trop tôt à notre goût.

C’est ce qui est arrivé à Myriam Cossette, une jeune femme de 19 ans. On dit que ça lui est arrivé parce que nous cherchons à faire son portrait de proche aidante, mais il serait plus juste de dire que c’est arrivé à sa mère, Lucie Lafontaine.

Myriam-CossetteMyriam nous raconte le fil des évènements.

« L’an dernier, au mois d’avril, ça faisait quelques jours que ma mère ne « feelait » pas trop. Elle est allée voir son médecin, qui ne savait pas trop ce qu’elle avait et qui l’a envoyé à l’hôpital de Trois-Rivières. Elle a passé là la nuit du 2 au 3 avril. Ils ont dit qu’elle avait une gastro. Elle est revenue à la maison ».

« Le lendemain, le 4, elle n’allait pas bien non plus et est restée à la maison. Le 5, j’ai voulu allé voir si elle était réveillée et je l’ai retrouvée couchée à côté de son lit ».

« J’ai appelé l’ambulance. Ils l’ont amené à l’hôpital à Trois-Rivières et c’est là qu’on a su qu’elle avait une tumeur cérébrale ».

Rien de moins.

Une tumeur non cancéreuse, mais il a tout de même fallu qu’elle soit opérée sur le champ.

« C’est assez dur à prendre », ajoute Myriam. On le comprend sans mal.

« On ne savait pas dans quel état elle allait se retrouver après l’opération ». En effet, les risques que Lucie reste paralysée après l’opération, ou pire, était tout de même bien présent. Mais elle a été « chanceuse dans sa malchance » comme le dit elle-même Lucie qui assiste à notre entrevue. « J’ai la tête dure! »

La tumeur était située au niveau du siège de l’équilibre et Lucie a eu une longue période de réadaptation qu’elle a faite au Centre interval à sa sortie de l’hôpital. Elle n’est retournée à la maison qu’à la fin du mois d’août.

Déjà, Myriam et Lucie habitaient ensemble dans la maison familiale, à Saint-Prosper. Mais c’est devenu rapidement difficile d’y rester toutes seules, avec tout ce qu’il y a à faire pour tenir maison. En novembre, elles ont déménagé à Saint-Stanislas, chez la sœur de Lucie.

Malgré tout, l’état de Lucie ne demande pas tant de soins. Elle est capable de se nourrir seule et de prendre ses médicaments. Il faut bien sûr la faire marcher de temps à temps, pour ne pas qu’elle reste clouée dans son fauteuil. Elle-même y arrive seule en se tenant aux meubles et aux murs. Et ses exercices lui permettent de regagner tranquillement un peu de mobilité.

Elles sont aussi bien entourées. Isabelle, la sœur de Lucie chez qui elles habitent, qui peut la conduire aux rendez-vous médicaux. Il y a aussi du personnel du Centre de santé qui assure un suivi, travailleuse sociale, physiothérapeute. Lucie utilise parfois les services de popote roulante.

Pour sa part, Myriam semble bien s’habituer à devoir en faire un peu plus et être plus attentive aux besoins de sa mère. Bien sûr, elle a perdu un peu de sa liberté d’avant, mais ce n’est pas si mal, estime-t-elle.

Pour elle, le plus difficile n’est pas de devoir rester davantage avec sa mère. Elles s’entendent d’ailleurs plutôt bien. « C’est sûr qu’il y a des hauts et des bas », nous dit Myriam, mais qui n’en a pas?

Elle s’estime bien chanceuse de ne pas avoir été privée de sa mère, mais elle admet qu’il y a un certain deuil à faire.

Quant à savoir si l’état de sa mère ira s’améliorant ou si ce sera le contraire, il y a beaucoup d’incertitudes. Mais Myriam veut continuer à s’occuper de sa mère aussi longtemps que possible.

Lucie et Myriam s’entendent heureusement très bien.

Lucie et Myriam s’entendent heureusement très bien.

 

 

jspa-appui

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