Nouvelle chronique historique des Chenaux

Longtemps, le Bulletin des Chenaux a publié une chronique historique dans ces pages, sous la plume de René Beaudoin. Nous renouons avec notre histoire locale en accueillant un nouveau chroniqueur, François Antaya. Laissons-le se présenter dans sa première chronique, parue dans la dernière édition du journal.

 

François-AntayaJe me présente, mon nom est François Antaya. Je suis né à Saint-Pierre-de-Sorel en 1982 et j’habite à Sainte-Anne-de-la-Pérade depuis 2008. Entre temps, j’ai migré à Trois-Rivières en 1994 lorsque je suis devenu pensionnaire au Séminaire de Trois-Rivières. J’ai passé les quatorze années suivantes de ma vie dans l’ancienne « capitale mondiale du papier journal », où j’ai fait mes études collégiales et universitaires.

Parlant d’études, je suis un passionné d’histoire depuis mon enfance. J’aime croire que cette passion a été éveillée par Astérix, mais, avec le temps, mes champs d’intérêt ont changé. Je m’intéresse maintenant davantage à nos ancêtres canadiens qu’aux Gaulois et aux Romains.

Quand je me suis inscrit à la maîtrise en études québécoises à l’Université du Québec à Trois-Rivières, je travaillais depuis quelques années comme guide de canots rabaskas dans l’archipel du lac Saint-Pierre et en Haute-Mauricie. Le choix d’étudier les marchands et les engagés de la traite des fourrures à Trois-Rivières s’est donc fait naturellement.

Il existait alors plusieurs études sur les grandes compagnies de traite montréalaises et britanniques, dont la Compagnie du Nord-Ouest et la Compagnie de la Baie d’Hudson, mais les petits marchands de Trois-Rivières et des environs qui commerçaient en Haute-Mauricie demeuraient méconnus. L’un des principaux éléments que j’avais relevés dans le cadre de cette étude était la forte présence des Abénaquis de Saint-François et de Bécancour, tant comme engagés que marchands.

Puis, au doctorat, j’ai complètement changé de branche. J’ai décidé d’étudier la relation que les Québécois entretiennent avec le fleuve Saint-Laurent à travers les débats soulevés par le pont de glace de Trois-Rivières au XIXe siècle. Fallait-il ou non construire des piliers dans le fleuve pour favoriser chaque année la formation de ce lien interrive hivernal? Est-ce que de tels travaux allaient augmenter la fréquence des inondations printanières et retarder l’ouverture de la navigation? Jusqu’à la fin du XIXe siècle, juste avant que le gouvernement fédéral mette en service des navires brise-glaces sur le Saint-Laurent pour prévenir la formation des embâcles, les promoteurs du projet trifluvien ont soutenu que l’érection de piliers dans le fleuve préviendrait les inondations printanières et hâterait l’ouverture de la navigation.

Aujourd’hui, je me lance dans un nouveau projet de recherche qui porte sur l’histoire de la MRC des Chenaux. Officiellement, la MRC des Chenaux est née en 2002, après que la fusion du Cap-de-la-Madeleine avec la ville de Trois-Rivières eut sonné le glas de la MRC de Francheville. Dans les faits, l’histoire de son territoire nous invite à remonter au moins quelques milliers d’années dans le temps, lors de l’arrivée des premiers humains.

C’est cette histoire que je me propose de vous raconter chaque mois, une chronique à la fois, en mettant toujours l’accent sur la vie quotidienne de nos ancêtres et de leurs prédécesseurs. À bientôt.

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