Est-ce que les parents demanderont le regroupement des élèves?

Le conseil d’établissement de l’école du Versant-de-la-Batiscan a eu une assemblée extraordinaire passablement houleuse le 1er novembre dernier, alors qu’on traitait d’un sujet difficile. Des parents d’élèves ont en effet fait la demande que la Commission scolaire du Chemin du Roy évalue la possibilité de regrouper tous les élèves dans un seul pavillon de l’école.

D’entrée de jeu, le directeur de l’école, M. Sylvain Carrier mentionnait qu’une fermeture d’école n’était nullement envisagée par la commission scolaire dans un avenir proche, que le nombre d’élèves ne le justifiait pas. Ce qui n’empêche toutefois pas la tenue d’une consultation sur le regroupement des élèves.

Suite à cette rencontre ou des parents et des citoyens des trois municipalités ont exprimé des points de vue qui s’opposent, le conseil d’établissement a résolu de sonder tous les parents d’élèves sur la question avant de transmettre ou non la demande au conseil des commissaires. La décision est ainsi reportée à la prochaine séance, soit le 29 novembre prochain.

Rappelons que l’école du Versant-de-la-Batiscan regroupe les élèves des municipalités de Saint-Prosper, Saint-Stanislas et Sainte-Geneviève-de-Batiscan. La maternelle et la 1ère et 2e année sont offertes au pavillon Saint-Charles, à Sainte-Geneviève-de-Batiscan, et les élèves de la 3e à la 6e année vont au pavillon Saint-Gabriel, à Saint-Stanislas.

C’est une mère de Saint-Prosper, Mme Sandy Levasseur, qui est instigatrice de la lettre acheminée au conseil d’établissement le printemps dernier. La demande de regrouper les élèves dans une seule école a depuis obtenu l’appui d’autres parents de Saint-Prosper ainsi que de Saint-Stanislas.

Pour eux, le regroupement des élèves est la solution évidente pour assurer le bien-être des enfants. Un des arguments majeurs est le temps que les enfants passent dans le transport entre les deux pavillons. Il faut savoir que pour toutes les activités multi-niveaux ou même pour les cours d’éducation physique ou de musique, les élèves sont tous, sans exceptions, transportés vers le pavillon Saint-Gabriel, qui dispose de plus de locaux, dont un gymnase, et d’équipements. Une situation qui dans certains cas, avec le départ et le retour à la maison, occasionne de fréquents aller-retour.

On fait également ressortir les bienfaits de ne pas séparer les fratries ainsi que les bénéfices de rassembler les ressources et les spécialistes en un seul endroit.

Bien qu’on se défende de demander la fermeture d’une école, on fait tout de même ressortir les lacunes du pavillon Saint-Charles qui ne dispose ni de gymnase, ni de salle commune. « Même à 40 à Sainte-Geneviève, ils n’ont pas assez de place », mentionne Claudine Cauchon, présidente du conseil d’établissement qui appui la demande de regroupement.

Du côté de Sainte-Geneviève-de-Batiscan, c’est la consternation. On y voit ni plus ni moins qu’une demande de fermer leur école. Et autant le maire que des citoyens et parents ne comprennent pas qu’une telle demande émane de parents. « Je suis surpris que ça viennent de parents. On s’attend plutôt à ce que ce genre de demande vienne de la commission scolaire pour des raisons budgétaires », disait le maire Christian Gendron.

On pense bien sûr à cette grande perte que subirait la municipalité. Il n’est pas aisé d’attirer de jeunes familles sans école. Mais l’on pense aussi aux dommages collatéraux, à l’effritement du tissu social, la division que génèrerait une consultation opposant les citoyens des trois municipalités.

On entend bien que le problème soulevé est sérieux et demandes des rectifications, mais l’on souhaiterait pouvoir y trouver des solutions en travaillant ensemble plutôt que dans une confrontation. « Personne n’en ressortira gagnant », mentionnait d’ailleurs Jean Brouillette, Genevièvois qui a exprimé son incompréhension à la séance du 1er novembre.

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