La charge mentale d’une mère

Chronique famille de mars 2018

Le travail d’une mère dure 24 heures (sans compter les heures supplémentaires qui s’accumulent sans jamais en voir la fin). Parfois notre tête est si pleine et notre coeur si lourd que nous ne parvenons qu’à nous occuper de nos enfants (avec rien pour les autres, ni même pour nous en fin de journée).

Je crois que c’est ce qui est le plus difficile du « congé de maternité » (qui devrait changer de nom parce qu’être en congé est un terme qui semble si loin de tout ce que je vis). Après l’achat de notre épicerie, la planification des repas, les devoirs, le temps pris à manger (ou collationner), le temps de jeu, la vaisselle, le lavage, sortir les poubelles (eh oui! parfois le papa oublie cette tâche), le tri des factures et comptes à payer, courir entre les garderies – les parties de rugby – les cours de danse – les rencontres scolaires, le ménage, les bains et la routine du dodo… Je vous le demande : comment concevoir faire autre chose que se rouler en petite boule dans un coin?

Et pourquoi notre société reste-t-elle prise sur des idées préconçues que la femme est tenue de TOUT faire, que l’homme à son arrivée à la maison peut prendre le temps de relaxer de sa dure journée au bureau? Toutes les femmes que je côtoie vivent cela.

Je crois que le travail de la mère est trop peu reconnu et estimé (nous nous en mettons trop sur les épaules aussi) – À quand la grève de la mère pour faire comprendre notre situation? Bon, j’ai déjà pris assez de temps entre deux tétées et une histoire racontée et la rédaction de ma chronique… à la prochaine 🙂

 

Par Anne-Marie Grondin