Cocktail concert de l’APeVAH

Du cœur et de l’entraide

C’est désormais une tradition l’Association des personnes vivant avec un handicap (APeVAH) des Chenaux profite de la Semaine québécoise de la déficience intellectuelle pour tenir son cocktail concert-bénéfice.

Ainsi, le 15 mars dernier, la chorale des participants aux ateliers d’intégration, dirigés par Gilles Pratte, ont investi la scène de l’Auditorium Denis-Dupont de l’école secondaire Le Tremplin le temps d’un spectacle. Un grand moment de bonheur qu’ils ont aussi partagé avec des chanteurs du Chœur du Roy pour quelques chansons.

Cet évènement est aussi l’occasion d’apprécier le travail des participants aux ateliers, puisque, durant le cocktail, on pouvait voir et acheter les différentes œuvres d’art et d’artisanat qu’ils réalisent durant l’année. Une autre façon de financer les activités de l’organisme.

Le financement est un grand défi pour l’APeVAH des Chenaux et, en ouverture du concert, Gilles Pratte expliquait bien l’ampleur de ce défi. Et son urgence aussi. « On se retrouve dans l’incapacité de maintenir les mêmes services avec constance à partir de l’été 2018 ». Ces services qui sont gratuits pour les usagers.

On pense aux ateliers d’intégration qui accueillent une quinzaine d’adultes, grâce à la participation de la Commission scolaire du Chemin du Roy qui fournit une enseignante trois jours par semaine avec une intervenante de l’APeVAH. Les deux autres journées étant soutenues par l’organisme. Il y a également des activités mensuelles qui sont organisées pour les quelques 60 membres.

Depuis 3 ans, mentionnait aussi M. Pratte, le financement est assuré en grande partie grâce à des sources qui ne sont pas récurrentes, notamment grâce au travail du bureau de notre député Pierre Michel Auger. Une aide inestimable, mais instable.

Les solutions sont soit d’attendre du gouvernement une injection supplémentaire de fonds récurrents, soit « de faire notre part » avec des dons à la Fondation de l’APeVAH ou via le Fonds de dotation. Selon M. Pratte, on peut estimer à 10% de la population le nombre de personnes vivant avec un handicap. Si les proches de ces personnes (ce qui donne environ 1 800 dans la MRC) donnait chacun 100$ par an, la question serait réglée. « Avec 180 000$, on développe! » Quelques-uns ont d’ailleurs déjà répondu à l’appel au terme de la soirée.

Et comme perspective de développement, le projet d’hébergement adapté en est un fort inspirant. Un projet qui a reçu l’appui du milieu, autant financièrement que moralement, mais pour lequel l’organisme est toujours en attente de réponses officielles. Obstacle majeur, tout comme pour l’ensemble des services de l’organisme, il s’adresse à une clientèle multiple, non spécifique, ce qui n’entre pas dans le cadre de référence du CIUSSS.

« On nous dit que regrouper tous ces gens ensemble ne donnera rien », mentionne Gilles Pratte. Alors que la réalité et l’expérience de l’APeVAH prouve au contraire que cela crée un milieu d’entraide et d’intégration beaucoup plus riche, à l’image de nos communautés rurales.

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