L’appel de l’Ouest

Chronique historique - édition de septembre 2018

Vers l’âge de six-sept ans, je rêvais de devenir fermier en Saskatchewan et d’avoir douze enfants. Ces deux rêves, que j’ai rapidement abandonnés, auraient sans doute eu plus de chance de se réaliser si j’étais né un siècle plus tôt, en 1882. Lors de la création de la province de la Saskatchewan, en 1905, j’aurais alors été en âge d’acquérir l’une des terres mises à la disposition des colons par le gouvernement canadien et de participer à la vague migratoire qui a déferlé sur les Prairies au début du XXe siècle.

À cette époque, l’Alberta, le Manitoba et la Saskatchewan ont accueilli des centaines de milliers d’immigrants, notamment des Ukrainiens, des Polonais et des Allemands, et ont attiré de nombreux Canadiens des provinces de l’Est. En ce qui a trait plus particulièrement aux Canadiens français, les quelques journaux qu’ils ont fondé dans les Prairies témoignent bien de l’importance de leur présence : Le patriote de l’Ouest, à Prince Albert, Le Courrier de l’Ouest, à Edmonton, La Liberté, à Winnipeg, etc.

J’ai cherché dans ces journaux, ainsi que dans les recensements et les registres d’état civil, des mentions d’individus originaires du comté de Champlain qui auraient tenté leur chance dans les Prairies au début du XXe siècle, mais autant chercher une aiguille dans une botte de foin. En discutant du sujet avec mon père, il m’a appris que mon grand-père avait dans ses papiers une vieille carte postale de la Saskatchewan. Peut-être provenait-elle d’un de mes arrière-grand-oncles. Ça m’a donc donné l’idée de faire appel à votre mémoire et de vous demander si vous aviez connaissance que des gens du coin seraient partis s’installer dans les Prairies au début du XXe siècle.

Si vous avez des informations, juste à m’écrire à francois.antaya@gmail.com. Au plaisir de vous lire.

 

Par François Antaya
Historien

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