Élections provinciales 2018 – Laviolette-Saint-Maurice

Vos candidat(e)s

Avec le nouveau découpage électoral (et la perte, en Mauricie d’une circonscription; maintenant, nous n’en avons que quatre alors qu’il y en avait cinq auparavant), trois municipalités de la MRC de Mékinac (Grandes-Piles, Saint-Roch-de-Mékinac et Trois-Rives) se retrouvent désormais dans la circonscription de Laviolette-Saint-Maurice, avec une municipalité de la MRC des Chenaux (Notre-Dame-du-Mont-Carmel).

Le Bulletin vous présente donc, les candidats et candidates parmi lesquels les électeurs de la circonscription de Laviolette-Saint-Maurice auront à choisir, lundi prochain, le 1er octobre.

Nous leur avons demandé d’identifier les principaux enjeux électoraux et de nous dire pourquoi leur parti constituait la meilleure option. Nous vous invitons tout de même à vous informer davantage sur les différents choix qui vont sont offerts.

 

Christine Cardin
Québec Solidaire

Christine Cardin, candidate de Québec solidaire, indique qu’elle est militante intense depuis deux ans, ayant participé par exemple à des congrès et réunions nationales à plusieurs occasions. Mère monoparentale de trois enfants (8, 10 et 12 ans), la femme de 37 ans vient de terminer, lors d’un retour aux études, un baccalauréat en psychologie. Résidente de Grand-Mère, elle se dit bien ancrée dans son milieu.

Plusieurs enjeux soumis à la candidate lui plaisent. Par exemple, elle soutient que la réforme du mode de scrutin a été mise de l’avant par son parti avant que ne vienne l’appui de tous les autres à l’exception du Parti libéral. De même, en santé, madame Cardin indique souhaiter l’ouverture de CLSC (ou l’équivalent) 24 heures sur 24 et  7  jours par semaine afin de désengorger les hôpitaux. En ce qui a trait à l’accès à Internet et à la couverture cellulaire, la candidate nous rappelle que son parti prône ni plus ni moins l’avènement d’un réseau étatique afin de servir tout le monde. D’autre part, Québec solidaire prône vitement un salaire horaire de 15 $ l’heure.

Enfin, quant à la pertinence de son parti, le doute n’est pas permis pour madame Cardin qui parle d’un projet de société offert aux Québécois, d’une vision du développement à long terme limpide par exemple grâce à la gratuité scolaire d’un bout à l’autre du parcours (de la maternelle à l’université); qui parle en somme d’une transition économique et environnementale du Québec, sans oublier l’indépendance.

Jacynthe Bruneau
Parti Québécois

Jacynthe Bruneau, candidate du Parti québécois (PQ) est infirmière depuis 20 ans et s’implique au sein de son syndicat, la Fédération des infirmières du Québec, étant vice-présidente au niveau régional, regroupant, ici, quelque 5 000 membres reliés au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ). Ainsi, madame Bruneau explique au Bulletin connaître très bien le territoire et ses préoccupations.

Au niveau des enjeux, elle retient en premier d’offrir non pas nécessairement un médecin à chacun des Québécois mais une infirmière praticienne spécialisée. Elle nous sert l’exemple de la Coopérative de Solidarité SABSA à Québec qui constate être en mesure de régler 95 % des cas et assurer à tout le monde un suivi médical.

 

De même, bien sûr, l’accès à Internet et la couverture cellulaire s’avèrent pour la candidate une priorité. « On lutte contre la pénurie de main-d’œuvre, on veut garder les jeunes chez nous, dit-elle. Alors, comment voulez-vous qu’on le fasse si on n’a pas ces choses essentielles ? » Quant aux salaires à 15 $ de l’heure, la candidate du PQ suggère qu’on y aille graduellement et propose que l’État vienne en aide ponctuellement aux entreprises ayant du mal à monter les marches.

« Enfin, ajoute-elle, c’est tellement une évidence que Jean-François Lisée est l’homme de la situation pour le Québec en ce moment. C’est une personne honnête, crédible. Un chef qui répond aux questions franchement, qui offre solidité, authenticité ; un futur premier ministre qui offre des engagements pour le Québec qu’il est assuré de pouvoir tenir ».

Marie-Louise Tardif
Coalition Avenir Québec

La candidate de la Coalition Avenir Québec (CAQ), Marie-Louise Tardif détient deux baccalauréats; l’un en génie forestier et l’autre en communication. Celle qui a en outre travaillé avec les gestionnaires de forêts privées, est PDG du Parc de l’Île Melville depuis 10 ans et impliquée dans l’Association des parcs régionaux du Québec.

Madame Tardif se dit en premier favorable à une réforme électorale afin d’assurer une meilleure représentativité de la population. En ce qui a trait à la santé, la candidate de la CAQ estime que ce qui est important, ce sont les soins, pas nécessairement les médecins; elle souligne l’appui qu’on doit offrir par exemple aux proches aidants afin que ceux-ci puissent parvenir à remplir leur responsabilité adéquatement. « Il faut également donner plus de pouvoirs aux spécialistes comme par exemple les pharmaciens », résume-t-elle. Bien sûr, les services d’Internet s’avèrent être une priorité pour contribuer au développement économique de nos régions et pour y retenir les jeunes. Quant au salaire minimum qu’on voudrait hausser à 15$ l’heure, madame Tardif estime qu’il serait contre-productif de le faire vitement car il entraînerait inévitablement une hausse des coûts. « Le salaire minimum doit être de la moitié du salaire moyen » explique-t-elle.

Plus loin dans la conversation avec le Bulletin, la candidate de la CAQ insiste sur un élément important du programme de son parti : faire appel à Investissement Québec pour dynamiser l’économie à toutes les occasions sous la tutelle de son chef, François Legault, le seul, termine-t-elle, à avoir une véritable expérience des affaires.

Pierre Giguère
Parti Libéral du Québec
 

Le candidat du Parti libéral du Québec (PLQ), Pierre Giguère s’identifie comme un producteur agricole;  un producteur bovin. Comme implication, l’homme a été précédemment conseiller municipal à Shawinigan pendant 4 ans et là, il est député depuis 2014.

À l’énumération des enjeux que nous croyons avoir été les plus débattus en cours de campagne, le député insiste pour dire que celui qui lui vient de ses commettants, c’est sans nul doute l’accès à Internet. Rappelons que cet enjeu était mis prioritaire chez les maires de la MRC de Mékinac de la circonscription de Laviolette-Saint-Maurice interrogés le mois dernier dans le Bulletin de Mékinac. Une autre caractéristique que tient à mentionner monsieur Giguère est le fait de voir les électeurs pouvoir compter sur un député hors norme, un gars de terrain, qui caresse les valeurs reliées à la famille et qui cherche par tous les moyens à se distinguer non pas pour sa personne mais pour le rôle que les citoyennes et citoyens lui ont donné.

Enfin, à la question de savoir pourquoi voter pour son parti et pour son chef, l’homme répond que les Libéraux et Philippe Couillard étaient et sont encore plus favorables que d’autres à l’expression libre et entière de tout le monde sans exception. « On ne veut pas être contrôlé », exprime le député qui voit son parti offrir une démocratie pleine et en moyen. Il s’agit d’une société qui sait économiser et payer ses dettes de manière à ce que la génération qui pousse ait les moyens à son tour de réaliser ses rêves.

Ugo Hamel
Parti Conservateur du Québec

Résident de Shawinigan-Sud, le candidat du Parti conservateur du Québec dans Laviolette-Saint-Maurice, Ugo Hamel travaille pour le compte de la Ville de Shawinigan depuis huit ans (préposé d’utilité générale). Marié et père de trois enfants, monsieur Hamel présente, en cette campagne électorale, sa vision des choses : moins de subventions aux entreprises et moins d’imposition pour celles-ci.

Au nombre des enjeux que le candidat du Parti conservateur du Québec identifie, il y a l’accès à Internet et la couverture cellulaire qui doit être offerte partout. « J’étais à Grandes-Piles l’autre jour, raconte-t-il, et je n’étais même pas en mesure de téléphoner à ma femme avec mon cellulaire; il faut trouver des solutions ». Par ailleurs, les soins de santé le préoccupent. Si bien, que son parti, explique-t-il, voudrait carrément mettre les hôpitaux en concurrence les uns avec les autres de manière à ce que ceux-ci s’ambitionnent à donner de meilleurs services. De même, les services publics donnés et reçus à visage découvert constituent un enjeu pour Ugo Hamel qui prône la laïcité de l’État. Le salaire minimum à 15 $ l’heure ? « Les entreprises vont fermer, argue-t-il. Au Québec, on est riches en pauvres mais pauvres en riches ».

Pour faire des économies et être plus conséquents avec nos choix, le Parti conservateur du Québec propose d’abolir Revenu Québec et de compter sur le fédéral pour s’occuper pleinement de ce champ de compétence. Il s’agit aussi de susciter de la concurrence à la Société des alcools du Québec et d’abolir les commissions scolaires.

Jacques Gosselin
Citoyens au pouvoir du Québec

Le candidat du parti Citoyens au pouvoir du Québec dans la circonscription de Laviolette-Saint-Maurice est Jacques Gosselin de Trois-Rives; un homme de 52 ans qui travaille pour le groupe Marineau (réceptionniste dans un hôtel). Celui-ci explique au Bulletin que son parti a compté sur la figure bien connue de Rambo Gauthier qui s’est par la suite retiré mais qui continue de l’appuyer. Jacques Gosselin raconte avoir sa carte de membre du Bloc québécois et même d’avoir été dans l’exécutif.

Le parti Citoyens au pouvoir du Québec, exprime-t-il, veut éliminer la corruption et installer une démocratie directe qui ferait en sorte que les citoyens pourraient être appelés à se prononcer sur divers enjeux aussi souvent que quatre fois par année. De même, le parti prône la création d’une Banque du Québec susceptible de mieux veiller à nos intérêts et de lutter contre l’évasion fiscale. Au nombre des enjeux de la campagne électorale, Jacques Gosselin voit d’un bon œil la réforme du mode de scrutin afin que les citoyens soient mieux entendus. De même, quand on lui parle du visage découvert dans les services publics, le candidat s’emporte. « Vous seriez surpris, dit-il, de voir que sur le terrain, l’immigration inquiète; il y a beaucoup de personnes inactives là-dedans ». De même, il n’est pas question de hausser trop rapidement le salaire minimum car cela aurait pour effet de ruiner les entreprises.

Enfin pourquoi voter pour son parti et son chef, Stéphane Blais ? Parce qu’on va réformer pour offrir plus de transparence.

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