Le baseball rural

Chronique historique - novembre 2018

Au moment d’écrire ces lignes, les Red Sox de Boston et les Dodgers de Los Angeles disputent au Fenway Park le premier match de la Série Mondiale. À pareille date en 1950, Le Nouvelliste annonçait la victoire de Saint-Étienne face à Louiseville en finale de la ligue Rurale, devant environ 4500 spectateurs. Deux semaines plus tôt, le jour même où les Yankees de New York balayaient les Phillies de Philadelphie pour remporter leur treizième championnat, Louiseville avait atteint la finale de la ligue Rurale en éliminant La Pérade, représentant de la section Champlain.

Cette année-là, le club de La Pérade avait terminé premier de sa section grâce à une fiche de 12 victoires et 2 défaites. Il avait été suivi dans l’ordre par Champlain, Sainte-Thècle, Saint-Maurice, Sainte-Geneviève et Batiscan. La ligue Rurale comptait alors deux autres sections, chacune composée de six équipes. La section Maskinongé, regroupant Saint-Paulin, Louiseville, Saint-Alexis, Maskinongé, Sainte-Ursule et Saint-Léon; la section Saint-Maurice, comprenant Yamachiche, Saint-Étienne, Charette, Pointe-du-Lac, Saint-Boniface et Saint-Barnabé.

Au terme de la saison régulière, les quatre meilleures équipes de chaque section s’étaient qualifiées pour les séries éliminatoires. Dans la section Champlain, La Pérade et Champlain avaient respectivement éliminé Saint-Maurice et Sainte-Thècle lors du premier tour éliminatoire. Ils s’étaient ensuite affronter dans une finale de section décrite par Le Nouvelliste comme une orgie de points et d’erreurs. Dans la première rencontre, disputée à La Pérade devant 1500 spectateurs, Champlain s’était incliné 11 à 10 malgré les deux circuits de Gaétan Marchand. La semaine suivante, les deux équipes avaient continué le festival offensif. Champlain l’avait d’abord emporté par la marque de 20 à 10, puis avait baissé pavillon 15 à 14 lors de la partie décisive à La Pérade. D’après Le Nouvelliste, le héros des Péradiens avait été Jean Lanouette, tant au monticule qu’au bâton.

 

Par François Antaya, historien
francois.antaya@gmail.com

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