Tour d’horizon de la MRC des Chenaux

« Ça va bien aller! »

À Batiscan, tous les sites sont fermés, au moins jusqu’au 3 mai et le Maire Christian Fortin estime que ça se passe plutôt bien. « On a eu un enjeu au niveau du quai et on a dû mettre des blocs de béton pour bloquer l’accès, afin d’éviter les rassemblements ». Le plan d’urgence de la municipalité en cas d’inondation était prêt, mais c’est également très calme à ce niveau. M. Fortin mentionne que, dès que possible, on installera une enseigne numérique. « Ça nous donnera un autre moyen de communiquer les mesures d’urgences et autres ». Ce qui s’ajoutera à la page Facebook de la municipalité

 

« On voit des marcheurs comme jamais » nous dit d’entrée de jeu le maire de Champlain, Guy Simon. « On a eu quelques cas de rassemblement au quai, mais ça se passe bien. Mais les gens commencent à trouver le temps long ». Les activités de l’été ont été mises « sur pause », autant Phares sur Champlain et le symposium à Marée haute que les sacrés pique-niques.

M. Simon nous dit que des interventions ont été faites pour une réouverture prochaine de l’écocentre et la Régie de gestion des matières résiduelles a d’ailleurs annoncer que ce serait chose faite à compter du 28 avril, pour tous les sites de la Mauricie. « Ça va donner un coup de main, mais les gens devront être patients, il y aura des mesures à respecter ».

 

À Notre-Dame-du-Mont-Carmel, « tout est un peu au ralenti », nous dit le maire Luc Dostaler. Mais avec la relance de la construction et les demandes de permis, il croit que ce sera tout de même une bonne année de développement. Le projet d’écocentre est quant à lui mis sur la glace.

« On a pris la relève des bénévoles pour la distribution alimentaire », nous dit aussi M. Dostaler, qui a constaté une demande croissante. Ainsi, depuis le début du confinement, ce sont des employés de la municipalité et des conseillers qui préparent les paniers. « Ils sont très contents de mettre du positif dans la vie des gens ».

Puis, on travaille pour préparer l’été, notamment pour le camp de jour qui accueille chaque année près de 200 jeunes. « On veut être prêt quand ça recommencera ». D’ici, là, la municipalité est très active, que ce soit sur les réseaux sociaux ou par son infolettre, pour tenir ses citoyens le mieux informé que possible.

 

« Il ne faut pas lâcher », dit la mairesse de Sainte-Anne-de-la-Pérade, Diane Aubut. « Ce n’est pas parce qu’on n’a peu ou pas de cas, qu’on n’est pas à risque. Il faut continuer de faire des efforts ». Les séances du conseil se déroulent à huis clos et on tient la population informée, notamment par une circulaire chaque semaine. On communiquera avec les résidents non-permanents pour les inviter à respecter les 14 jours de quarantaine à leur arrivée. On est également prêt pour aider les riverains en cas d’inondations, même si c’est plutôt calme actuellement.

Tous les évènements de l’été ont dû être annulés ici aussi et on se prépare pour une ouverture potentielle des camps de jour. Diane Aubut estime que les Péradiens sont chanceux « On a la pharmacie qui fait la livraison, deux restaurants qui sont toujours ouverts… C’est facilitant pour les gens qui sont isolés. Ce n’est pas toutes les municipalités qui ont tous ces services ». Elle souligne également la collaboration entre le Centre d’action bénévole des Riverains et l’épicerie Metro pour la livraison. « C’est une belle réussite! »

 

À Sainte-Geneviève-de-Batiscan, les employés sont en télétravail, mais les travaux publics peuvent sont à l’oeuvre. Heureusement, car le maire Christian Gendron mentionne que de nombreux chantiers sont prévu cet été. « On continue nos projets. Avec la reprise de la construction, le nouveau développement (derrière la rue Renaud) va pouvoir se réaliser ».

Il mentionne aussi que la municipalité a donné deux mois supplémentaire afin de s’acquitter des taxes municipales. « Ça se passe bien, les gens respectent les consignes ».

 

Le maire de Saint-Luc-de-Vincennes, Jean-Claude Milot estime que tout se passe bien chez lui dans les circonstances. Puisque des conseillers municipaux sont plus âgés, toutes les réunions se font de façon virtuelle. « Il y a beaucoup de personnes âgées dans la municipalité », mentionne le maire, qui constate qu’on s’occupe bien d’eux. « Ils se font livrer leur épicerie et il y a des personnes de la communauté qui font leurs commissions ». Histoire d’offrir un peu de bonheur, à Pâques, le municipalité a distribué tire et sucre d’érable.

 

Le maire de Saint-Maurice, Gérard Bruneau, estime que la situation se déroule plutôt bien. Ici aussi, les bureaux municipaux sont fermés au public et les services sont offerts sur appel. Les élus se pencheront bientôt sur des mesures d’allégements fiscaux pour les citoyens, en regard du paiement de taxes. Il souligne les services offerts par le Marché Masson : « On a une épicerie locale qui s’est bien organisée et on l’encourage ».

 

« Jusqu’à date ça va bien », nous dit Guy Veillette, maire de Saint-Narcisse, soulignant qu’il n’y pas eu trop de problèmes ou de dénonciations à cause de rassemblements. « Les gens sont respectueux ».

« Notre souci vient de l’interdiction de rassemblement pour cet été ». La programmation de l’agora et le symposium ont été annulés et du côté du Marché champêtre, on tente de trouver des façons de faire quelque chose. « J’aimerais voir les informations changées et qu’on puisse animer notre milieu cet été », espère-t-il. La tenue du camp de jour est également un casse-tête, notamment pour la formation des jeunes animateurs. « Il faut outiller les milieux comme il faut ».

Malgré tout, Guy Veillette est heureux de voir que des entreprises de Saint-Narcisse ont pu continuer d’opérer. « Et on réfléchit à l’après-COVID, au plan économique, notamment. Qu’est-ce qu’on peut faire pour donner de l’espoir aux gens et pour aider les entreprises ».

 

À Saint-Prosper, on a pris les mesures qui s’imposaient en fermant les bâtiments municipaux. « Mais il y a toujours moyen de nous rejoindre », assure la mairesse France Bédard. « Les employés de voierie sont à l’œuvre (en respectant les consignes) ».

Elle mentionne qu’un suivi est fait avec le Centre d’action bénévole pour les personnes dans le besoin et qu’on a pris des nouvelles des 14 résidents de la résidence pour personnes âgées. « Ils vont bien, mais trouvent ça long ».

Mme Bédard est fière des citoyens de sa municipalité. « On a une très belle collaboration de la population ». En effet, malgré la période des sucres, un moment de réjouissance qui culmine avec le Festival des Sucres qui a dû être annulé, aucun rassemblement illégal n’a été constaté.

 

« C’est très tranquille », nous dit quant à lui Luc Pellerin, maire de Saint-Stanislas. Les citoyens suivent les consignes et peuvent heureusement compter sur l’épicerie et la pharmacie qui font la livraison.

Quant à la municipalité, les réunions se font par visioconférence et l’on a pu réaliser la consultation pour le Centre multisport. « On s’est reviré de bord rapidement », estime le maire. Toute la documentation à été acheminée à la population par publipostage, afin qu’ils aient toutes les informations : plans, financement, impacts sur les taxes. Cette partie de la démarche est maintenant complétée en bonne et due forme et dès que la résolution d’emprunt sera acceptée, les travaux pourront démarrer.

Par Eric Morasse

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