Les Genevoises: Couturières et solidaires

(Sainte-Geneviève-de-Batiscan) Les membres du Cercle des Fermières Les Genevoises ne se sont pas tourné les pouces très longtemps dans cette période de confinement. Elles se sont attelé à leurs machines à coudre pour confectionner des masques artisanaux.

« L’idée de confectionner des masques pour nos membres et les gens de la communauté qui en auraient besoin s’est imposée d’elle-même », écrivait Claude Panneton, présidente des Genevoises. Pour chaque masque vendu au coût de 5$, 1$ est remis à chacun des deux Centres d’action bénévole, de la Moraine et des Riverains.

À la mi-mai, le Cercle des fermières avait déjà un carnet de commandes bien rempli avec plus de  1 200 masques. Le CAB de la Moraine en remettra aux bénéficiaires de la distribution alimentaire et le CAB des Riverains en distribuera via la popote. D’autres masques fabriqués par les Genevoises seront distribués aux membres de la FADOQ de Sainte-Geneviève-de-Batiscan. Aussi, l’AQDR des Chenaux en a commandé plus de 450 afin de faire une distribution à ses membres ainsi que dans les petites résidences pour aînés du territoire.

Il est possible de commander des masques aux Genevoises, mais il faut savoir que les aînés et les personnes dans le besoin sont la priorité de ces femmes de cœur.

Avant l’arrêt des activités, le Cercle qui réunit une trentaine de femmes de partout dans la MRC des Chenaux avait pour projet de créer un atelier de couture. Bien que le financement de ce projet n’était pas complété, on a utilisé les sommes disponibles pour l’achat de quelques équipements. Pour le reste, ce sont les membres qui ont fourni gracieusement équipement et matériel.

Quant au travail pour la confection des masques, les Genevoises ont mis en place un protocole rigoureux afin de s’assurer du respect des consignes sanitaires. L’accord de la municipalité de Sainte-Geneviève-de-Batiscan et de la Fédération des Cercles de Fermières a été obtenu afin d’être reconnu comme service essentiel.

Pour la présidente du Cercle des Fermières Les Genevoises, l’engouement pour le projet augure bien pour la mise en place de l’atelier de couture qui été prévu. « À terme, le centre de couture permettra aux femmes ayant moins de ressources d’acquérir des connaissances, d’utiliser le matériel que nous recevons par le biais de dons et d’accroître leurs sentiments d’appartenance ainsi que leur confiance en elles par la réalisation concrète de pièces dans le domaine des arts textiles », écrivait Mme Panneton.

 

Eric Morasse